28 juillet 2016

À la découverte du Portugal



Nous partons de Porto et quittons Félix et son super appartement. Non sans mal, notre hôte s’était attaché à nous et nous aussi et ne voulait pas nous voir partir aussi tôt. Mais il faut savoir repartir, et ne pas trop s'habituer au confort d'un bel appartement, pour reprendre la route vers le Sud. Ce ne fut pas chose facile au commencement. Nous nous rendons aux abords du Stade du FC Porto, un coin stratégique à une dizaine de minute à pied de chez Félix, où se croisent les routes pour le Nord et le Sud. Nous tentons notre chance dans un premier lieu aux abords du Stade, puis nous décalons un peu plus loin où les voitures peuvent mieux s’arrêter sans gêner la circulation. Problème : peu de visibilité en sortie de virage et des voitures un peu trop rapides. De plus, nous n'atteignons pas tout le trafic en direction du Sud de ce fait nous avons moins de chance de notre côtés pour trouver un véhicule allant dans la direction que nous souhaitons : il faut changer d'endroit. Nous prenons le tram (par chance les contrôles sont rares) pour la ville de Gaia, au sud de Porto. De là on se poste sur un rond point à côté de l’entrée d’une route national pour le sud, toutes les chances sont de notre côté, et on attend, les pots d’échappement dans le nez. Après quelques dizaines de minutes d’attentes, un couple nous embarque pour Espinho, une ville touristique de bord de mer pas très loin dans le Sud.



À notre arrivée, nous marchons en direction du soleil couchant pour trouver un endroit où camper : éviter les plages touristiques et surveillées grâce à Google Maps (il est très facile d'enregistrer des cartes au préalable sur l'application, nous conseillons d'avoir un téléphone portable avec soi, c’est très pratique et plus précis que les cartes routières) on repère à une vingtaine de minutes du centre des kilomètres de plages plus ‘sauvages’ et un parking avec des camping car (oui Google Maps nous indique même ces précieux détails). Personne ne devrait nous embêter pour une nuit. Sur la route, nous croisons une tente et deux autrichiennes qui campent au bord de l’océan pour la nuit. Elles nous invitent à boire un coup et nous décidons de devenir leurs voisins pour la nuit. Nous passons la soirée à discuter avec elles et un portugais qui nous a aidé à trouver du bois pour faire un feu. Il ne parle pas anglais mais avec des gestes et un mix de français, d'anglais et d'espagnol on arrive à communiquer : nous tenons cependant à préciser qu'une connaissance basique de l'anglais, langue 'universelle', facilite l’échange lors d'un voyage tel quel. On s’endort finalement, bercés par le son des vagues sur le sable.



Le lendemain, nous partageons un petit déjeuner avec les autrichiennes, nous leurs prêtons notre super wood cooker (cf liste de materiel) pour cuisiner. En échange, elles partagent (pas très équitablement, se servent d'abord en plus grande quantité) le repas avec nous. Nous repartons pour la route nationale en direction du Sud, on essaye de se rendre à Aveiro, une ville située à une cinquantaine de kilomètres de là. Le stop sur la nationale ne fonctionne absolument pas. Certaines personnes nous répondent par des signes (je ne vais pas loin, je n'ai pas de place) ou un sourire ; d'autres nous regardent comme des OVNI. C'est probable qu'ils n'ont jamais vu d'autostoppeur de leur vie, c'est pas très commun dans le coin. Changement de cap on rejoint une autre route qui nous amène proche de l’autoroute. Idem, assez longue attente et un local nous embarque dans sa petite voiture pour une autre route nationale plus dans les terres. C’était difficile de comprendre où il allait mais on était tellement content que quelqu’un s’arrête qu'on a grimpé dans la voiture. On se retrouve sur une petite route qui mène à Coimbra (100 km plus loin) une ville universitaire dans les terres. Une femme sympa qui parle bien l’anglais, ce qui est rare, s’arrête pour nous prendre. Elle ne va pas loin mais nous avance un peu. En chemin, elle nous emmène visiter un petit village où elle rend visite à sa mère en maison de retraite. Nous nous retrouvons donc à flâner dans une Église au sommet d'une colline surplombant la vallée. Les Portugais sont très croyant, enfin les vieux ;)



Nous reprenons la route avec elle, nous lui demandons une solution pour dormir chez elle. Malheureusement, elle habite en appartement et ne peut nous héberger pour la nuit. Elle tente tout de même d’appeler sa sœur pour lui demander l’hospitalité. Négatif. Nous nous rendons alors dans un de ses village préféré : Santa Maria Da Feira. Elle nous dépose à côté d'un château. Nous campons non loin dans le sous-bois, à l'abri des regards indiscrets.



 Au matin, des toilettes publiques à proximité nous servirons de salle de bain pour nous nettoyer au gant et au savon végétal. L’accès à l'eau facilite le remplissage de nos gourdes , permet de cuisiner (riz, pâtes, porridge) et de nettoyer la vaisselle. Retour sur la route où nous marchons pour rejoindre l’autoroute pour partir vers Aveiro. L'autostop s'est avéré difficile en sortie de village, nous nous trouvions sur une route nationale à 2 voies où la vitesse des voitures était élevée (70 km/h) ce qui diminue notre visibilité ainsi que le laps de temps pour les conducteurs de prendre une décision pour s’arrêter. Plus le temps est court, plus la décision de s’arrêter se fera par réflexe plus que par réflexion. Une voiture s’arrête alors qu'Iris agitait son panneau, Thibaut court vers la voiture et dès que l'automobiliste le voit, il redémarre à fond et s'en va. Il valait mieux dans tous les cas ne pas monter avec lui…
Nous décidons de marcher jusqu’à une entrée d'autoroute pour avoir plus de voiture. Sur la route, nous croisons un stand de fruits et légumes. Nous demandons les invendus que la vendeuse nous offre volontiers ! Il fait chaud : nous n’hésitons pas à faire des pauses et nous hydrater.
Nous arrivons à la bonne entrée dans la bonne direction. Il y a peu de voiture mais une jeune femme s’arrête et nous emmène jusqu’à Aveiro. C'est parfait il est 17h et la finale de l'Euro de football France-Portugal va se jouer dans 3 heures. Nous arrivons dans cette jolie petite ville qui se fait appeler ‘la Venise portugaise'.






Il y a du monde dehors et les écrans géants sont sortis. Nous prenons place devant un écran au centre commercial. Nous attendons le début du match en préparant notre spot de tente du soir en regardant Google Maps sur le téléphone. Le match commence, la place est remplie de couleurs Rouge et Verte. L'hymne nationale retentie, partout en ville les gens chantent. Puis vient la Marseillaise, nous ne nous laissons pas abattre et entonnons notre hymne avec fierté et humour. Il se passe ce qu'il se passe, j’entends : on s’endort pendant le match, enfin presque. Puis vient le réveil bruyant après 2 heures d'attente, le peuple se lève.



 Une explosion de joie éclate autour de nous après le but Portugais et une deuxième à la fin du match ! L'ambiance est folle, les voitures klaxonnent, les gens dansent, boivent, crient, agitent des drapeaux, les Policier posent pour des selfies avec des touristes ivres, c'est la débandade ! Nous posons notre tente tard le soir derrière des bambous qui nous cachent de la route.




Le lendemain, de tenaces patriotes klaxonnent encore mais le calme est revenu. Nous avons faim et nous dirigeons au centre commercial pour recharger les téléphones. Il est l'heure du repas et des gens s'attablent un peu partout avec des plateaux de nourriture achetée aux petits restaurants du premier étage. On test une nouvelle alternative : le table diving (la récupération sur assiette). Simple mais efficace : étant donné que les gens ne rapportent pas leurs plateaux au restaurant mais préfèrent les laisser sur les tables et laisser la bonne faire, ET qu'ils ne finissent que très très rarement leurs assiettes, il suffit d’être un peu opportuniste et s'appropriant les assiettes des autres lors de leur départ. La récup est bonne : salades de pâtes aux petits légume et brochettes pour monsieur, riz et haricots rouges et soupe pour madame. On mange jusqu’à plus faim puis nous contactons un Couschsurfer (cf Couchsurfing sur le dernier article) qui peut nous héberger. Nous avions tenté un peu plus tôt un autre site internet : Warmshower, qui donne la possibilité aux voyageurs en vélo (mais pas que) à passer faire un tour chez des hôtes pour prendre une bonne douche ou pour dormir ou les deux à la fois. L'un d'eux peut nous accueillir pour un repas et une douche mais un autre nous propose de dormir chez lui. Nous irons donc chez Jedrzej étudiant Erasmus Polonais en colocation avec une Croate. Un bon lit nous attend. Nous faisons un peu notre vie, notre hôte nous invite le soir à une Erasmus Party mais nous sommes fatigués par nos courtes nuits sous tente : il faut savoir être à l’écoute de son corps car quand le physique ne va plus le mental ne suis plus non plus. Il apprécie notre projet et nous demande conseil pour voyager à très petit budget !
On retourne sur la route vers Figuiera da Foz. On repère la bonne route (c'est au Sud donc se placer sur la route nationale qui va au Sud en se plaçant au Sud de la ville) et on se fait prendre par un portugais, la cinquantaine, de retour de Porto. Ce sera un lift direct ! Dans la voiture nous tentons de communiquer avec lui, avec quelques mots d’espagnol on se comprend tant bien que mal.



Figuiera c'est hyper touristique. Il y a une grande plage, très grande et beaucoup de vent, mais vraiment beaucoup. Derrière la plage il y a des grands hôtels, très grands et pas très accueillants. Bref, on s'enfonce dans la ville voir du vrai, du local, pas ces prisons à touristes grises et épurées. On tombe sur les arènes de la ville. Iris, curieuse, regarde à travers un trou dans la porte fermée pour observer l’intérieur. Le verrou retentit et la fait sursauter ! Un homme ouvre la porte et lui propose d’entrer, c’est sûrement un agent de maintenance. Nous nous retrouvons au milieu de l’arène, là où les taureaux affrontent les toreros. C'est fou de se retrouver au centre et non pas dans le public, même si l'endroit est désert. Nous repartons poser la tente quelque part vers l’arrière de la ville. On se rend compte que ces villes touristiques (Figuiera, Espinho…) sont à deux facettes : la vitrine pour touriste et dès qu'on s’éloigne un peu, les bâtiments HLM pour travailleurs. On s'installe à côté de deux immeubles abandonnés que l'on visitera pendant la soirée (c’est une alternative de dormir dans un squat pour les non-peureux, nous préférons s’installer dans un jardin à côté), la porte d’entrée cassée nous ouvre à l’intérieur sans aucun mal, il y a ou a eu des squatteurs, on découvre des matelas, et d'autres objets divers et variés.






Dodo et au matin on repart. Direction Nazaré. Les aléas habituels du stop : des rencontres, de l'attente, de l'espoir, de la joie, de la déprime et re de la joie ! Nous sommes contents de pouvoir alterner repos-pouce entre nous, un autre avantage à voyager à deux. Un camion nous prend (le premier ! Check √)
De fil en aiguille nous arrivons à Nazaré grâce à un gentil couple et une voiture luxueuse. Ils nous emmènent faire un tour des environs et nous font visiter leur région. Nazaré est un joli village typique mais très touristique. On y trouve une magnifique vue et c'est ici qu'ont lieux les plus grosses vagues de Surf au Monde (du style 20-30 mètres de haut).







On y retrouve également des champs à l’arrière du village dont un qui accueillera notre tente. Il fait très chaud ces derniers temps. 30-35°C à l'ombre l’après midi. Le champs où l'on a élu domicile n'est pas loin du centre ville (bibliothèque, marché, plage), caché des voitures mais le soleil de la journée tape directement sur la tente. De même le matin, le soleil chauffe la toile à partir de 10h. C'est fatiguant d'avoir chaud… et pesant moralement. Ça empêche de dormir, ça fait pourrir les fruits et légumes et tiédir l'eau. On a cumulé beaucoup de fatigue ces derniers jours et on a besoin de repos. Nous allons le soir en direction des supermarchés (des hypermarchés donc très gros) pour y faire les poubelles. Le problème est qu’étant donné leur taille, ils possèdent tous les deux des broyeurs à déchets pour l'un (Lidl) et des poubelles cachées derrière une clôture cadenassée pour l'autre (Continente).




On décide d’attendre que tous les employés finissent leur travail pour sauter au dessus de la barrière (ce qui consiste en une sorte de violation de propriété privée mais bon…) et récupérer quand même les déchets. On attend. Le magasin ferme à 22h. Il est 23h30 et il y a toujours des gens qui travaillent pour trier et remplir les rayons. On est crevé mais on attend, les poubelles de supermarché sont une mine d'or de nourriture. À 1h du matin on s’endort dans la rue. On décide de partir. Les employés doivent travailler jusqu’à 3 – 4 heures du matin pour être sur que les clients du lendemain trouverons un magasin niquel chrome (c'est insensé…). Déçus nous trouvons quand même un bloc de chocolat et un paquet de riz au fond d'une poubelle en ville.



 Au matin, on craque un peu. Petite baisse de moral, pas d'envie. Pas de douche depuis longtemps, peu à manger (et l’échec de la veille), de la fatigue physique. Cela fait deux mois que nous sommes partis et voyager à deux demande aussi des efforts pour soi mais aussi pour l'autre. CRAQUAAAAAAGE.

La présence de l’autre permet de relativiser la situation. On décide de prendre du temps, de se poser un peu. Penser tous les jours à trouver à manger, faire du stop, trouver un endroit où dormir, monter la tente, démonter la tente, refaire les sacs, repartir sur la route… c'est vraiment difficile si la chaleur s'ajoute aux efforts. Nous restons tranquille pour la journée, on récupère à manger au marché (où les vendeurs, ayant compris qu'on faisait de la récup, nous apportent directement leurs vieux fruits et légumes dans notre cagette ! : détail pratique trouver une cagette sans trou sur les côtés cela évite que du jus nous tombe dessus), on va se poser au frais à la bibliothèque, prendre des nouvelles de la famille et des amis, nous allons piquer une tête dans l'eau fraiche de l’océan (qui fait office de douche très rafraîchissante également) . On pense à profiter, à passer en mode ‘vacances’.

Nous confectionnons un frigo maison : une cagette, des fruits à l’intérieur entourés de papier journal, le tout emballé dans une serviette et posé à l'ombre. Ça fonctionne plutôt bien et ça protège de ces saletés de mouche ! Il faut penser à retourner les fruits de temps à autre pour éviter qu'ils ne pourrissent.
Nous repartons sur la route après ces quelques jours de ‘repos’. Nous utilisons un autre site internet appelé Bewelcome qui fonctionne sur le modèle du Couchsurfing. Nous voulons tester pour vous s’il fonctionne, afin de multiplier ses chances de trouver un hôte durant un voyage Low cost. Nous contactons quelques personnes sur Lisbonne. Il y a du monde sur le site qui fonctionne plutôt bien. Un jeune homme nous répond positivement et est prêt à nous accueillir quelques jours plus tard. Nous décidons de nous rapprocher un peu plus de Lisbonne durant la journée, camper quelque part où le vent nous porte et repartir le lendemain pour la Capitale.

Sur la route, un gentil cinquantenaire nous fait la visite de la région : de belles plages et des vignobles ! Nous rencontrons Linda et sa fille, deux hollandaises en vacance qui se dirigent vers le petit village côtier de Santa-Cruz. On embarque avec elles, ça nous avance au Sud et le coin a l'air mignon. Dans la voiture, nous discutons de notre projet, de nos études, du pourquoi du comment de notre voyage. Linda, spontanée et ouverte nous invite dans son appartement de vacances à partager un barbecue et prendre une bonne douche. Elle a même une chambre pour la nuit ! Hourra, on avait besoin d'un peu de confort pour recharger les batteries (physiques et mentales). Nous passons une excellente soirée à partager nos expériences de vie.




Un peu lève tard (on a bien bu la veille il faut dire) on prépare le petit déjeuner à nos hôtes. Linda se propose de nous poser à un endroit plus favorable au stop. Nous acceptons et partons en voiture. Sur la route, prise d'un élan spontané, elle décide de partir pour Lisbonne histoire d'y passer la soirée. Ça nous arrange bien. Quelque chose nous a rendu tous les deux malades dans le véhicule. Peut être la nourriture, peut-être le changement de rythme alimentaire et un peu la voiture. Bref c'est pas la folle énergie !



Nauséeux et fatigués, voire exténués (on a du mal à marcher plus de 10 minutes sans s’arrêter faire une pause) les jambes ne tiennent plus. Nous arrivons chez Sinan et dans sa colocation. Nous allons rester un petit moment pour récupérer des forces. Sinan est okay pour que l’on reste plusieurs jours. Vivre chez les gens impose des conditions : un grand respect pour les affaires d'autrui, une participation aux tâches ménagères et un respect des règles. L’appartement est dit végétarien, cela ne nous dérange absolument pas, au contraire. Nous préparons un repas avec le peu de nourriture que nous possédons et le partageons avec Sinan. Il faut prendre du temps pour rencontrer les gens qui nous accueillent chez eux.




À Lisbonne, pour manger, nous avons trouvé des informations sur un site appelé Trashwiki.org qui donnent des bons plans récup pour les Freegans. Il conseille plusieurs marchés et supermarchés BIOLOGIQUES pour récupérer de la nourriture. En suivant ses conseils, nous nous sommes rendus 3 soirs de suite, à 20h30 à proximité d'un supermarché bio appelé Celeiro qui jetait 8 poubelles de nourritures et d'emballages chaque soir. La plupart des produits avaient dépassé leur date de péremption (ou la date optimale de consommation) ou étaient abîmés. La date limite n’est qu’une indication commerciale qui ne traduit aucunement la réelle péremption des produits, encore largement consommables plusieurs jours plus tard. Autant dire que nous avons fait de belle trouvailles : quinoa, pâte à tarte sans gluten, sandwich au tofu, pain sans gluten, plats préparés, farine de pois chiches, margarine, des œufs et bien sûr des fruits et légumes. De quoi largement varier notre alimentation !!







Nous rencontrons un autre Dumpster Diver, un jeune homme vegan qui, faute de moyens, voyait dans la récup un bon moyen d’économiser de l'argent. 3 soirs de récup le fait tenir toute la semaine ! Voyez la quantité jetée (sans compter sur ce qui n'est pas récupérable). De façon générale, les employés s'affairent à donner des coups de couteau dans les paquets, à percer les yaourts et les boîtes de lait végétal. Impossible de récupérer quoi que ce soit de liquide, mais heureusement une grande partie de la nourriture solide est encore bonne.



 Notre ami freegan nous indique un autre spot de récup en magasin bio un peu plus loin et une boulangerie qui ouvre ses portes aux gens dans le besoin à sa fermeture pour leur permettre de récupérer du pain et des gâteaux AVANT de les mettre à la poubelle. Nous y trouverons gâteaux au chocolat, pains au sucre, sandwich, pain et toute sortes de nourritures originales comme ces Spinach-sausages (sortes de croquettes à l’épinard) ! Bref, nous mangeons bien et en quantité – nous cuisinons chaque jour un petit quelque chose pour les colocataires de l'appartement.






Nous visitons la ville, ses vieux quartiers et son chat… - euh non pas son château – c’est 5 euros pour entrer dans les jardins… Nous avons toujours pour objectif de trouver un bateau à hitch hicker pour quelque part. Nous nous rendons donc à la marina pour demander des informations sur les bateaux, leurs destinations, s'il y en a beaucoup qui partent pour l'Afrique. La personne qui s'occupe des registres ne nous aide pas vraiment mais nous comprenons qu'il n'y a pas énormément de bateaux pour le Maroc depuis ce port. De plus, au milieu de la journée, personne n'est au port et il est difficile d'aller directement demander aux capitaines leur destination sans passer la journée à l’entrée du port avec une pancarte. Nous abordons quand même quelques capitaines qui nous font comprendre que le hitch sailing n'est pas si simple. Bref, d’autres plans nous attendent et nous ne voulons pas rester à Lisbonne trop longtemps, le port étant un peu loin du centre et un peu grand. Nous pensons avoir plus de chance plus au Sud, dans un petit port plus sympa, quitte à ne faire du hitch sailing que sur une plus petite distance jusqu'au Sud du Portugal ou de l'Espagne par exemple.
Une des colocataire de l'appartement nous invite pour le week-end chez sa famille entre Lisbonne et Setubal au Sud. Un peu plus loin s'y joue un festival de musique du monde ouvert à tous où nous pourrons aller pour se réjouir des festivités. Ça semble un bon plan et ça nous permet de sortir de la ville sans trop de difficultés !


Nous quittons donc la ville avec Alicia, après avoir remercié les colocataires qui nous ont si bien accueillis chez eux en laissant un mot et un petit cadeau trouvé dans la rue. Nous profitons pour tester le troc, nous échangeons avec Alicia un petit Tupperware de marque contre un autre Tupperware non-tupperware plus grand ! Le notre était un peu trop petit pour deux et c’est très important d'en avoir pour conserver la nourriture et préparer à l'avance.




Pas loin de Setubal, à Palmela, Alicia nous fait faire un tour de son coin. On y goute les spécialités : gâteaux à l'amande et aux œufs et le Moscato (vin liquoreux typique et super bon !). Alicia nous offre généreusement les mets de son pays. Nous gravissons les marches d'un vieux château qui nous délivre un magnifique panorama sur la vallée. On y voit de vieux moulins à grain sur les crêtes des collines. L’océan est tout proche et apporte un peu de fraîcheur et de vent marin que l’arrière pays ne peut s'offrir. Nous passons la soirée avec Alicia et son père à partager une ratatouille niçoise (made in France) et une mousse au chocolat-avocat. Un bon lit nous attend et nous comptons en profiter avant de retourner aux nuits sous tente.




Alicia nous offre une traversée en Ferry pour passer en face de Setubal, sur la péninsule de Troia. Nous quittons notre hôte pour le Sud – Sines – où se déroule le festival de Musique du Monde qu'Alicia nous a conseillé. Sous une chaleur écrasante (40°C à l'ombre) nous levons le pouce. Avec un peu d’attente (disons 1h30) une voiture nous emmène jusqu’à destination. Il se trouve ici un ancien camping offert par la municipalité pour accueillir les festivaliers, nous y trouvons des douches et des toilettes (propres au début, mais pas pour longtemps). Nous ramasserons dans la rue une serpillère que nous déposeront dans les douches pour faciliter l’entretient ;)


 La tente bien calée à l'ombre, on s’apprête à passer quelques jours sous le signe de la musique et de la plage !


Aventureusement vôtre,

Iris et Thibaut

6 juillet 2016

En route pour la Péninsule Ibérique



Mardi 21 Juin - c'est l'été !

Ce soir, Fête de la musique. On est sorti à Toulouse avec David en voiture, s'acclimater à LA ville de France de la fête de la musique, retransmise en direct à la télévision nationale. On s’est baladé toute la soirée dans la ville, s’arrêtant de concerts de rue aux scènes ouvertes. On a dansé, on a chanté comme des millions de français ! On avait envie de faire la fête et c'est chose faite.

Mercredi 22 Juin

On pense à vous, on a bûché toute la journée pour publier le dernier article. Le soir, soirée Burger (végétarien pour Iris : au tofu et pain sans gluten ; ses intolérances alimentaire au lactose et gluten be sont pas simples à gérer dans un voyage puisque nous choisissons pas notre nourriture, de même pour le végétarisme dans certains pays comme l'Espagne ou le Portugal, deux grands mangeurs de viande et poisson. D'ailleurs, on vous propose de regarder ‘Cowspiracy : The sustainability secret’ un documentaire qui  fait réfléchir.) On ne se couche pas très tard avec nos affaires déjà rangées car le lendemain on se lève tôt, David doit aller travailler le matin et il peut nous déposer au péage d'autoroute.

Une petite graine pour David

Repos bien mérité 

Jeudi 23 Juin

On se lève à l’aube ! Enfin à 7 heures. Nous partons sur la route après un bon petit déjeuner et la gamelle prête pour la journée. Nous nous faisons déposer sur l'autoroute d’où l’on démarre notre journée de stop. Aujourd’hui, objectif : Bayonne, où Camille et Nathan, des amis de Thibaut peuvent nous accueillir pour quelques jours dans leur petit appartement. Nous filons à haute vitesse sur autoroute sous un soleil écrasant. Une jeune femme nous prend en stop, elle va déjeuner sur Tarbes et nous propose de nous déposer en ville et nous reprendre après pour nous amener à l’entrée d'autoroute, parfait nous pouvons nous permettre de rentrer dans la ville. On s’arrête déjeuner dans le Jardin Massey à Tarbes, l’un des plus beau parc d'Europe nous a t-on dit. Là-bas nous croisons des paons en liberté et assistons aux danses prénuptiales des mâle en quête de femelles (pas très réceptives) pour s'accoupler.

Et... Paon !!
Avec grande chance nous trouvons une gentille dame qui nous emmène directement sur Bayonne. Une heure et demie plus tard, nous voici à destination. Nous retrouvons les amigos et nous racontons nos histoires de voyage. Camille et Nathan nous inspirent largement à nous rendre au Portugal. Ils reviennent de 3 semaines de surf sur les côtes portugaises. On prend alors des infos, les bons plans, leur ressenti sur les gens, sur la culture et le tourisme.

On est bien chez Camille et Nathan !

Vendredi 24 Juin

Nous sommes à 5 kilomètres de Biarritz et qui dit Biarritz dit surf !
Le temps se tient et nous partons pour une session de plusieurs heures dans les vagues atlantiques. On a le look avec les combi au milieu des surfeurs. On apprend à ramer, à attendre la bonne vague et à se lever sur la planche ! (Oui on a réussi 2-3 fois quand même !) On ne prend que des mousses mais on s'en sort ! Une bonne bière sur la plage pour s'hydrater après tout ce sport et petit repas à l’appart. Ce qui est sûr : on en refera , c'est addictif ce sport.





Samedi 25 Juin

On a un bon toit pour dormir et de quoi manger. Mais ce n’est pas pour autant qu'il faut s'habituer au confort. Nous allons tout de même faire la récup de fin de marché et un petit tour dans les poubelles (on y trouve de l'anti-moustique, un poivrier, et quelques babioles). On nous raconte la vie à Bayonne, la culture du Sud-Ouest. Une ‘expérience de vie' serait de participer aux fêtes de Bayonne en Juillet. 400 000 personnes se côtoieraient dans les ruelles de la ville pour chanter, danser et boire. Tous de rouge et blanc vêtus, récitant les chants typiques par cœur et en canon. Ça nous donne envie de revenir ! Dans l’après-midi nous attendons patiemment les vagues mais le vent n’est pas avec nous malheureusement, ce n'est pas grave on pourra remettre cela au Portugal ! Le soir nous préparons un grand tajine pour nos deux hôtes.

Bayonne, Pays Basques 
Dimanche 26 Juin

Journée au calme, nous préparons notre départ du lendemain et nous nous baladons une dernière fois entre le petit Bayonne et le grand Bayonne séparés par la Nive. Nous regardons deux trois poubelles par ci par là et nous constatons que dans les supermarchés de moyenne taille type ‘casino express' les poubelles ne sont pas sorties.

Lundi 27 Juin

Nous partons de chez Camille et Nathan en fin de matinée. Nous prenons la route en direction du Sud et un gentil homme nous prend dans sa 2 chevaux décapotable chinée sur LeBonCoin.



 À l’entrée de l’autoroute, nous nous souvenons de l'invitation de Myriam, la gentille dame qui nous a pris en stop jusqu’à Bayonne, à venir manger une plancha sur sa terrasse à Biarritz. Un coup de fil plus tard, demi-tour dans la cité de front de mer. On pose les bagages à l'appartement et nous partons nous balader le long de la côte, en suivant les conseils de la fille de Myriam. Il fait beau, il y a du monde sur la plage ! On marche le long de la magnifique côte, passant de plages à rochers, traversant un petit port de pêcheurs jusqu’à la Côte des Basques. Nous nous installons sur le sable de Port-Vieux admirer l’océan embelli par les rayons du soleil.


Où est Charlie ? Euh, Iris ?




Nous retournons enfin chez Myriam qui nous accueille, elle et ses deux filles, avec la première plancha de l’été et un verre de Pina Colada. Nous discutons toute la soirée jusqu’à en oublier l'heure. Les trois filles ont l'habitude d’accueillir du monde chez elles, il y a une chambre qui est louée une bonne partie de l’été pour des voyageurs à petit budget ainsi qu'un studio pas cher dans la région. Biarritz est une ville multigénérationnelle. Les plus vieux côtoient les jeunes dans les boîtes de nuit. Les surfeurs croisent les touristes fortunés.



Mardi 28 Juin

Après cette excellente soirée à manger des grillades et boire du bon vin, nous nous réveillons le matin avec l’idée en tête de préparer un bon déjeuner pour les filles. Myriam nous emmène en début d’après-midi en direction de Saint-Jean de Luz poser sa fille qui passait son oral de bac. De là, elle nous fait faire la visite du pays basque par la côte, nous passons par le Fort de Socoa, amoureuse de la région elle nous explique toute son histoire.




Elle nous dépose à Behobia proche d'Irun à la frontière Espagnole. Là-bas se trouve un centre routier où nous avons bon espoir de trouver un camion directement pour le Portugal après avoir lu sur hitchwiki.com que trois filles l'ont fait. L’Espagne à très mauvaise réputation pour l’autostop. La culture espagnole n'est pas des plus ouverte sur la question de prendre un inconnu dans la voiture. Nous levons le pouce en agitant notre panneau ‘Portugal’. Cela durera 4 longues heures à respirer les rejets de pot d’échappement au bord de la route. À bout de souffle et de ressources, nous partons explorer le secteur pour trouver un coin d'herbe pour poser la tente. La zone est plutôt repoussante. C’est le temple de la consommation low cost (tabac, alcool et essence moins cher qu'en France) un vrai commerce à la frontière que la police se fait un plaisir de contrôler. Il y a un Burger King qui nous sera utile pour ses toilettes. Nous dormons dans le bruit de l'autoroute proche mais entourés de menthe sauvage qui nous envoie ses odeurs envoutantes.


On se cache dans les buissons

Mercredi 29 Juin

La nuit passée, on change de stratégie pour la journée. Direction le péage à quelques kilomètres où nous pensons avoir plus de chance en interpellant tout le trafic venant de France. 20 minutes de marche plus tard nous y voilà. La Guardia Civil et la douane française ont élu domicile au pied du péage. Malgré tout, ils ne nous cherchent pas d’ennuis. Ils ont l'air d'accepter notre présence. Un  autre problème est que personne ne s’arrête. Peut être les automobilistes sont stressés par les contrôles de douane ou ne veulent pas commettre d'infraction en s’arrêtant le long de la chaussée. Bref, deux heures plus tard nous retournons à notre endroit de la veille…



Le stop s’avère compliqué. On décide de prendre la première voiture qui s’arrête... Une heure plus tard, un jeune homme nous emmène à une trentaine de kilomètres plus loin. Nous allons tenter le ‘stop-autoroute’ c’est-à-dire avancer de station service en station service petit à petit et interpeller les gens qui s’arrêtent manger ou recharger leur moteur en essence. C'est plutôt compliqué. Nous allons parler avec les routiers qui ont une plaque portugaise. L’un d'eux nous explique que les camions n'ont que 2 places assises et qu'ils ne peuvent pas nous transporter sous peine de recevoir une amende salée en cas de contrôle. Personne ne veux prendre de ‘risque’ par peur de sa hiérarchie (mon patron veut pas) ou d'un éventuel contrôle. Une voiture de jeunes Suissesses s’arrêtent au parking du restaurant. Iris part discuter avec elles. Les 3 filles partent pour le Portugal ! Mais il n'y avait apparemment pas assez de place dans la voiture…
 Bref, on ne perd pas espoir (nécessaire pour faire ce genre de voyage et bien plus facile de se remonter le moral lorsqu’on est deux) et une espagnole s’arrête pour nous !
Elle peut nous emmener un peu plus loin sur une aire d'autoroute. Dans la voiture, Iris se sent malade et renvoie le déjeuner du midi. En effet, la nourriture avait tournée avec la chaleur (le lait de coco ne se conserve apparemment pas longtemps). Prise en pitié, elle nous invite chez elle à manger un bout et prendre une douche. Il se trouve que Iraitz travaille pour le seul journal Basque (écrit en basque s'il vous plaît), s’intéresse à l’économie Sociale et Solidaire et habite Mondragon, un des siège de l’expérimentation aux innovations sociales (comme la création de Coopératives, la mise en place d'un système performant de tri sélectif, etc…)

Le hasard fait bien les choses.

Nous allons faire des courses dans le commerce bio et équitable de proximité qui marche en coopérative. Puis nous lui cuisinons un gratin dauphinois (typiquement French). Nous passons une fois de plus la soirée à discuter de féminisme, d'organisation hiérarchique horizontale, de sa vision de la culture basque et l'importance de la langue pour forger une culture.

La coopérative
On se rend compte que notre dentifrice est fini. Du coup on demande à Iraitz si on peut lui piquer un tube, ce qu'elle accepte. Cela a soulevé la question du ‘quesqu’on peut prendre sans demander ?’. Par exemple, on ne va pas demander à chaque fois que l'on veut taper dans le bol de cacahuète, sinon ça devient un peu lourd. Du coup si notre hôte nous dit ‘faites comme chez vous' alors nous faisons comme chez nous, concernant la nourriture et les facilités (douche, machine à laver…) mais on demande pour prendre des objets avec nous (comme le dentifrice). 


Plantation de graines !
Jeudi 30 Juin

Au petit matin, nous faisons du stop en entrée d'autoroute. Seulement une demi heure d’attente ! Un jeune homme nous prend. Il a la trentaine et c'est la première fois qu'il prend des autostoppeurs dans sa voiture ! Whouhou. Il nous dépose sur une aire d'autoroute et repart avec la gourde d'Iris, restée dans le coffre de la voiture (ah oui, il faut sans arrêt penser à checker son matos, touuuut le temps pour ne rien oublier). De la nous croisons la route d’un espagnol qui est okay pour nous emmener 300 kilomètres plus loin. Au top ! Très sympa, il a déjà fait du stop étant jeune pour aller travailler. Seul hic : parti depuis 6h du matin sur la route, il s’endormait (un peu) au volant.
Il nous laisse sur une aire désertique proche de Salamanca après avoir traversé 3 ou 4 différents paysages (montagnes, plaines vertes, cultures jaunes et désert). Bon là, il n'y a pas grand monde faut pas se le cacher. On aperçoit une plaque française de… Lyon ! Parfait on entame la discussion et sur un coup de pot impensable, le couple se rend à Porto ! 300 kilomètres de route tout confort dans une belle voiture climatisée (attention le froid-chaud fait péter les pare brise) !

On aura avalé les kilomètres mais nous arrivons pour le match Portugal-Pologne avec une heure de décalage horaire et atteignons l'objectif qu'on s’était fixé quelques jours plus tôt. On se ballade un peu dans la ville et nous nous rendons sur la grande place où un écran géant diffuse le match dans une folle ambiance !

Portugal - Pologne à Porto !

Quelques heures plus tôt, nous avions fait des demandes de Couchsurfing et un hôte, Felix, nous a accepté ! (Chose rare étant donné que l’on s'y prend toujours à la dernière minute). Nous avons donc un endroit pour dormir en ville.

Le Couchsurfing est un site internet qui met en relation des personnes qui souhaitent accueillir des voyageurs sur leur canapé ou dans une chambre. L'accueil permet un réel échange avec des gens du monde entier en visite dans un pays nouveau. Chez vous, vous pouvez accueillir quelqu’un qui vous envoie une demande via le site web (chacun possède un profile détaillé sur soi, ses expériences, le lieu d'accueil). Pourquoi c'est intéressant ? Parce que ça permet de rencontrer de vrais locaux, des gens qui vivent à l'endroit visité. Il n'y pas d’échange d'argent et chacun participe aux tâches quotidiennes du 'vivre ensemble'.

Ah oui, pour les besoins urgents, les toilettes publiques sont payantes ici. Pas grand chose hein 20 cts mais quand même trop pour nous. On a réussi à amadouer le vigile des toilettes qui nous laisse entrer gratuitement.

Nous rencontrons sur la place des italiens tout juste revenus du chemin de Compostelle. Deux jeunes qui sont partis pour ce voyage qui fait réfléchir en plus d’être Low cost.
Nous nous rendons, après la victoire des portugais et la ville en fête, chez Felix où une autre Couchsurfeuse, Ruth, une allemande nous attend pour nous accueillir. Felix avait des choses à régler dans la soirée et nous passons la nuit chez lui… sans même l'avoir rencontré !

Vendredi 1er Juillet 

La rencontre se fait au petit déjeuner du matin après une bonne nuit de repos ou nous avons le droit à une chambre avec un lit double ! (Un luxe pour Couchsurfing car le principe est souvent de partager son couch donc son canapé) C’est important de définir au préalable avec son hôte de la durée de séjour chez lui et Félix nous indique que l'on peut rester autant que l'on veut dans son grand appartement. 

Felix est un brésilien qui a migré au Portugal pour continuer ses études, il est actuellement doctorant. Il fait des études «classiques », plus précisément concernant la Grèce Antique. Il s’intéresse aux relations entre le Théâtre de l’époque et son public, il étudie l'influence qu'avait cette forme de divertissement sur la société et inversement comment la société a influencé les courants de théâtres. Tout un programme !
Félix possède un grand appartement bien trop vide à son goût, il accueille donc très régulièrement des voyageurs en visite à Porto. Par ce biais, il s'est fait de nombreux amis à travers le monde où il est maintenant le bienvenu.

Nous partons le soir pour un Event Couchsurfing : plusieurs ‘hosts’ et ‘travellers’ se rencontrent dans un bar pour discuter. Il y a des gens qui viennent de partout dans le monde : France, Inde, USA, Danemark, Pays de Galles et Portugal. Une soirée intéressante, pleine de discussions sur la vie de chacun et leur parcours, sur les voyages et les rencontres.




Barbecue de sardines en plein centre ville


Samedi 2 Juillet

Aujourd’hui nous allons au grand marché de Bolhao faire de la récup. C'est un grand marché couvert au centre de la ville qui vend un peu de tout : fruits, légumes, fleurs, poisson (la sardine !), pain et bien sûr le Porto. Nous faisons un tour de la ville avec Ruth qui nous montre les quelques endroits sympas à voir. Un peu plus tôt dans la journée, Félix nous a écrit quelques phrases en Portugais afin de pouvoir expliquer notre projet et demander les invendus aux vendeurs (aborder les gens en V.O dans leur dialecte local est en général très apprécié). Le résultat est payant puisqu'un peu plus tard nous revenons les sacs bien remplis de nombreux fruits et légumes. La fin de marché fonctionne aussi ici.

Phrases en VO pour s'adresser aux vendeurs Portugais 

Dimanche 3 Juillet

Nous allons nous balader sous une chaleur étouffante. Nous nous rendons à une exposition d’art dans le Jardins do Palàcio de Cristal au centre de la ville. PIGS traite de la récente crise économique qui a touché les pays et particulièrement ceux du Sud de l'Europe (Portugal, Italie, Grèce et Spain). Elle se veut une critique du système économique actuel, guidé par un capitalisme archaïque. Avec un point de vue décalé, elle dénonce, elle montre et prouve.

SWEET DREAMS - Carlos Aires - Teaser from guido verelst on Vimeo.

Ruth part aujourd’hui après une semaine passée à Porto elle se dirige maintenant vers Santiago. Nous passons la soirée à admirer la France jouer un magnifique match contre l'Island tout en jouant les conseiller pour Félix qui a besoin de conseils pour sa vie future.

Couchsurfing party !

Lundi 4 Juillet 

Parfois il faut savoir ne rien faire de concret. Nous faisons des machines, écrivons notre journal de bord et notre blog, s’intéressons sur les lieux où nous diriger après grâce à un guide touristique en français trouvé chez Félix, papotons avec notre hôte, nous reposons… Thibaut part jouer au foot avec Félix et ses mis Brésiliens et Portugais. Il y a une certaine discrimination anti-Brésilien au Portugal. Mais ce soir tout le monde joue au foot ensemble. Avant le match, certains Portugais très croyants proposent de prier avant de jouer.

Mardi 5 Juillet

Journée cuisine avec les ingrédients des placards et le fruit de nos récupérations (enfin les légumes : haricots plats qu'on avait en masse). Pour ne pas faire acheter des ingrédients à nos hôtes, nous créons avec ce que l'on a sous la main et réussissons tout de même un bon potage de légumes, du riz au curry et un gros gâteau au chocolat sans oeufs et sans lait.
On repartira visiter la ville dans l'après midi. On se décide à aller à une visite de cave et dégustation de vin. Nous avions vu sur un Lonely Panet laissé chez Félix que certaines caves organisent des tours gratuits ! Avec l'essor touristique des dernières années, la gratuité à disparu. Comptez maintenant entre 3 et 12 euros pour découvrir les caves du Porto. On se rattrape en allant faire un petit tour au jardin botanique. Il y a quelques jours, on s'amusait à faire des photos macro de plantes mais on ne savais jamais ce que l'on photographiait. On a cherché et découvert une super appli de reconnaissance de plantes : Pl@ntNet. C'est super facile et participatif : on prend en photo la fleur, la tige, les feuilles et/ou le tronc de l'organisme végétal étudié, et l'application va comparer les photos avec sa base de données pour proposer un nom de plante. Il suffit de valider et nos photos serviront aux autres utilisateurs. On a même accès à la page de la plante pour en apprendre un peu plus :)




Le jour d'avant nous avions utilisé un autre site web : HelpX. C'est un site d'échange de services. Des gens posent des annonces lorsqu'ils ont besoin d'aide pour reconstruire quelque-chose, ou entretenir un jardin, ou s'occuper d'enfants ou donner des cours de français ou encore travailler dans un backpackers hostel (auberge de jeunesse). En échange de quelques heures de travail par jour, l'hôte offre le gîte et le couvert ! Un bon moyen de voyager moins cher et être avec des locaux. On avait trouvé un Surf Camp dans le sud du pays qui avait besoin de personnel pour entretenir les chambres et préparer le petit déjeuner. Les horaires étaient de 8 à 11h et 18 à 21h. Le reste du temps, l'accès aux planches de surf et aux combis était garanti et le propriétaire offrait une chambre et 3 repas par jour. Malheureusement, il demandait à ce que l'on reste au moins 3 semaines. On était super intéressé mais c'était un peu long si l'on voulait avancer dans notre projet. Tant pis, mais nous allons continuer de chercher une autre opportunité pour une semaine à 10 jours.

Sur ce, nous continuons notre route au Portugal et nous vous retrouvons très vite pour de nouvelles péripéties !

Aventureusement vôtre,
Iris et Thibaut